Presentation

Nos préoccupations portent sur la forme et l’espace que prendra la culture autogérée à Genève ces prochaines années. Pour rappel celle-ci a été fragilisée par la disparition de lieu tel que la Tour (divers concerts de la scène underground avaient lieu dans leur cave), le Bistr’ok (concerts de musique festive et soirées de soutien, projections), la Cave 12 (scène de musique expérimentale à la renommée internationale), l’Arquebuse (scène de musique alternative et espace d’expression artistique). Et le sera encore d’avantage lors de la fermeture du site d’Artamis, notamment le Piment Rouge, Létage, La galerie Stargazer, Le théâtre du Galpon, le cinema Kinetik ainsi que de très nombreux ateliers. Avec l’incertitude qui règne quant au devenir de Mottattom (salle de répétition de spectacle, radio, ateliers) et d’une partie des activités musicales de l’Usine c’est donc l’ensemble de la culture alternative qui est menacée.

Pour sensibiliser l’opinion publique, nous avons décidé d’être actif sur le terrain politique et médiatique. Notre action a commencé fin janvier par l’organisation d’une grève des scènes autogérées, suivie d’une manifestation et du lancement d’une pétition que nous déposerons au mois d’avril.

Actions

Le week-end des 25 et 26 janvier, les espaces culturels autogérés (réunis au sein du collectif UECA) ont fait la grève :

– Parce que nous refusons la politique d’aseptisation urbaine en marche qui les condamne à disparaître, et que nous voulons une ville qui promeut la richesse culturelle et le dynamisme artistique.

– Parce que nous avons une place dans la vie culturelle de la ville même si elle n’est pas appréciée à sa juste valeur. Les scènes institutionnalisées ont besoin des scènes alternatives ; ce sont elles qui fournissent les artistes de demain.

– Parce que, sont disponibles au centre-ville, des milliers de m2 de surfaces vides et sans projet d’utilisation, comme l’a confirmé le mouvement des occupations qui a lieu depuis cet été.

– Face à cette situation, nous revendiquons la nécessité d’espaces au centre-ville tels que locaux de répétitions, ateliers, salles de concerts, théâtres, cinémas, salles d’exposition.

Le rayonnement de la scène culturelle genevoise dépend de ces endroits.